1914-1918 : les 75 Chevrolins "Morts pour la France"


 

(© P. AMELINE Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur)

 

 

 A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, j'ai formé le projet de présenter individuellement les 75 Chevrolins Morts pour la France. Ce travail de longue haleine a consisté à publier progressivement, entre janvier 2014 et février 2018, une notice biographique pour chacun d'eux, notices rédigées à partir des éléments contenus dans différents fonds d'archives publiques et, pour quelques unes, à partir de souvenirs et de documents familiaux.

 

 

Au point de départ (janvier 2014) :

"En cette année 2014 vont commencer les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, plus aucun acteur de cette tragédie n'est de ce monde et le souvenir des derniers survivants s'estompe déjà.

 A La Chevrolière comme ailleurs, aucun des noms gravés dans la pierre blanche de nos monuments n'évoque plus personne que l'on aurait pu connaître et dont on se souviendrait. Tous ces noms sont devenus, avec le temps, une abstraction collective : ils représentent, indistinctement, «les» victimes de la Grande Guerre ; des soldats «inconnus», en quelque sorte.

 Pourtant, chacun de ces noms inscrits au beau milieu de notre espace public a été porté par un individu de chair et de sang, à la fois ordinaire et singulier, qui a parcouru les lieux que nous parcourons, qui a grandi, travaillé, vécu, là où nous vivons, avant de connaître, à la fleur de l'âge, un destin tragique.

 Alors, qui étaient-ils ? Qui était chacun d'entre eux ? C'est le projet de ce travail : retrouver, rassembler, puis «faire parler» les traces éparses que ces hommes ont laissées dans les archives ; tenter de leur rendre un peu de l'épaisseur humaine qui fut la leur, essayer de reconstituer, à grands traits, leur éphémère trajectoire personnelle, dans l'espoir de les faire remonter, un tant soit peu, des profondeurs de l'oubli."

 

Le relai de la presse (octobre 2014) :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-chevroliere-44118/14-18-un-blog-sur-les-chevrolins-morts-pour-la-france-2886914

 

Quelques repères utiles :

Comme toutes les communes de France, La Chevrolière paya un lourd tribut à la Grande Guerre. Le Monument aux Morts et les tables mémoriales de l'église Saint Martin nous le rappellent : 75 Chevrolins ont été déclarés "Morts pour la France".

En comparant ce chiffre effrayant avec ceux des communes voisines et si on le rapporte aux 2078 habitants recensés en 1911, on doit toutefois remarquer que La Chevrolière, avec un taux de pertes de 3,61 % se situe un peu en dessous de la moyenne départementale (3,87 %). Proportionnellement, la commune enregistre moins de victimes que les communes environnantes (Saint Philbert : 4,13 %, Pont Saint Martin : 4,86 %, et jusqu'à 5,53 % à La Limouzinière). Par rapport au nombre de soldats mobilisés, le taux des soldats tués, qui reste à calculer, devrait avoisiner celui de la Loire-Inférieure, soit 16 %.

Si l'on observe ensuite la périodicité de ces pertes, on s'aperçoit qu'elle coïncide avec celle que l'on constate pour la Loire-Inférieure et pour le pays tout entier, l'année 1915 ayant été la plus meurtrière :

1914 : 11 victimes / 1915 : 24  / 1916 : 15  / 1917 : 7  / 1918 : 17 / 1919 : 1.

Mais plutôt qu'affaire de chiffres la guerre est d'abord affaire d'hommes, affaire de vie et de mort. Plusieurs centaines de jeunes Chevrolins ont été mobilisés à partir du 1er août 1914. Heureusement, la plupart sont rentrés. Mais beaucoup sont revenus blessés, malades, invalides, et tous sont revenus traumatisés par ce qu'ils ont vu et vécu. Dans ce bilan humain, on ne saurait oublier les vingt-trois "veuves de guerre" et les trente-neuf orphelins, "pupilles de la Nation", que comptera la commune...

 

Marche à suivre :

Vous trouverez donc dans les pages suivantes, et selon l'ordre chronologique de leur disparition, les notices biographiques des Chevrolins qui ne sont jamais revenus.

Elles sont classées par année de décès. Reportez vous au Menu pour choisir l'année qui correspond à votre recherche.

Les chiffres en exposant renvoient à des notes de bas de notice.

Pour accéder aux illustrations distantes, cliquez sur les mots en surbrillance (soulignés).

 

 

 

La Cocarde du Souvenir (Source : A.M.C.)

créée en 1916 pour marquer les tombes provisoires des combattants français.

 

 

 

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